LE « SOT » D’HERMÈS

« Cela sera au Grand Palais, noblesse oblige, » me dit la baronne de la Cystite Raynal, « qu’Hermès fait le grand saut en balayant tous les obstacles ». Mais, tous les sots sont périlleux. « Nous nous étalons sur des étalons » me dit la baronne toute émoustillée de venir dans l’antre de l’ancien palais de l’industrie tout en rêvant de pouvoir monter son « Ex-machina ». Hermès tente de reconquérir sa clientèle d’autrefois. Probablement qu’un opportun ou un érudit de bimbo-land en interne a suggéré au président, dans un Axel tournoyant, que la rue du Faubourg St-Honoré s’était transformée en annexe de la maison de la Chine à Paris.

Cela se déroulera sur la planète, non pas Mars, mais en mars sur la planète Hermès, que le grand jumping des moitiés de mondaines vont avoir le pied à l’étrier, un licol de la marque autour du cou et le mort entre les dents. Voici la bonne société parisienne du 16ème, mais « siècle » qui se présente pour se faire étrier sur la carrière du centre de Paris.

Un tapis de « sciure de mouches » pour un événement d’un microcosme que nous rencontrons aussi au premier rang des shows de Haute Couture, une belle brochette de bombes. Mais celles-ci sont à mettre sur la tête. Un jumping qui se finira par un bouchonnage exhaustif des participantes, les Vuittonnesses viennent pour cela aussi, confondant le pansage par le bandage, mais leur cécité, finalement, n’est qu’un point de vue.

Anonymode

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RETOUR DE LA PANTHÈRE

La montre Panthère de Cartier lancée en 1983 et interrompue en 1996 aurait pu être oubliée dans les tiroirs du temps. Pourtant, Cartier a décidé de nouveau de miser sur elle et de la relancer en 2017. Le désir du PDG, Cyrille Vigneron, est de recentrer l’offre horlogère de la marque sur la clientèle féminine, mais, l’ancien de Vuitton, avec son intuition légendaire, le pousse également à penser que cette montre correspond parfaitement à notre époque. Élémentaire, mon cher Watson, car ce dernier, en effet, demande à Richmont 25 millions de dollars pour avoir utilisé une de ses photographies sans sa permission dans une publicité de Cartier. Un Watson qui veut s’approprier la « panthirreux » me dit la Baronne, c’est comme un Géricault, un peintre français dont la trompette était le violon d’Ingres.

La montre Panthère, lancée en 1983, a rencontré un succès immédiat avec plus de 600 000 montres vendues. Ce succès provient d’un postula de base où on trouve tous les codes de Cartier : les chiffres romains sur le cadran, les aiguilles en forme de glaive, la couronne octogonale sertie d’un cabochon et le bracelet bijou rappelant que Cartier est avant tout un joaillier. Continuer la lecture de RETOUR DE LA PANTHÈRE

GUO PEI PAS DE MINE

Ceux qui ont fait ce choix doivent se mordre certainement les doigts d’une créatrice qui rafistole le romantisme avec les fils du téléphone, dans un style plus dynamo que dynamique. Elysium ou la demeure des bienheureux, un paradis pour le bonheur qui avait attiré notre appétence. Voilà la deuxième Chinoise, la plus connue de Paname, amie de Madame ‘Show’ de « Jeanne Bovin ». Guo Pei ou sa propre version du miracle de la vie, un arbre pour une histoire de Diogène « lupanardesque ». Comme le film « Avatar »  un paradis ‘faute couture’, fantastique roman de « Cou-Gare », plein de fleurs colorées et de sirènes cherchant les fées à la « Chambre stomacale ».

Une scène noire d’étoiles, la voie lactée Swarovski, un cirque de couture à Bouglione… de bon aloi ! Le cirque d’hiver, au moment du solstice, un coup de foudre cela ne fait jamais un mariage du tonnerre. Continuer la lecture de GUO PEI PAS DE MINE

HENNESSY UN CONAQ FLOTTANT

JonOne, artiste de Street Art, a la tâche d’une édition limitée chez Hennessy « Very Special » indeed! L’ancien adepte de la poussière d’ange, qui peignait les trains la nuit pour oublier ses problèmes d’addiction, peint aujourd’hui les flacons d’Hennessy pour oublier ses problèmes d’alcool, peut-être ? La maison du Seigneur des Arnault nous fait boire cette fois-ci un breuvage toujours aussi infect : mettre les artistes à toutes les sauces et, pour la circonstance, à la sauce cognac. Encore un directeur d’arketing qui a dû se donner un mal affreux pour y arriver, et qui, pour une minute de gloire, nous donne un siècle de vulgarité et d’agonie à une profession séculaire.

Un gaffeur qui s’est reconnu dans un graffeur, qui probablement aurait abusé de ce nectar orange une fois de trop pour Noël, mais « orange is the new black » ou pour la « saint-vilain-vilain », il devait être complètement noir. Continuer la lecture de HENNESSY UN CONAQ FLOTTANT

GUCCI PRE-FAUTE

Une vision comme des relents de 70 remixée à la sauce « Guppy », un « poison » dans l’eau, en somme. Le nouveau centre de gravité de la mode – oui vraiment d’une gravité ! Du vu et du revu, bienvenue dans le troisième millénaire de la Fashion « huître » : vide de couture et à force d’avoir été toujours plus loin dans le retour vers le passé, on va finir par écrire nos articles au biberon.

Si nous regrettons que sa couture ne s’envole pas vers les cieux, une panne moteur la laisse sur le plancher des vaches. Ce torpilleur de couturiers, frimeur de fringues et plagiaire, ennemie de l’élégance, jette l’opprobre sur une marque déjà bien écornée. En un mot, c’est laid et nous plongeons dans un monde que l’on nous jette à la figure, que nous avons déjà connu en mieux ! Un trempe d’esprit qui veut nous faire croire que la mode c’est lui, alors que la mode ce sont les autres.

Designer, c’est comme cela qu’on l’appelle. Il représente cependant cette minorité qui crée mais qui n’impose pas de style. Un visionnaire passéiste du monde que l’on devrait homicider de peur qu’il fisse une descendance. Un créateur « chiffre d’affaires » – il ne souhaite pas changer la perception de notre monde, mais juste changer sa voiture. Continuer la lecture de GUCCI PRE-FAUTE

FRANCK SORBIER AU CAPITOLE

La vie est une histoire de rencontre et la rencontre avec Monsieur Pierre Rambert, nommé directeur Artistique pour la Traviata qui sera en représentation en septembre 2018 à Toulouse, fut décisive, et c’est sans aucune hésitation qu’un seul couturier s’est imposé. Le seul couturier qui pouvait réaliser les costumes de l’oeuvre de Verdi, Franck Sorbier. L’héroïne de roman, qui s’étourdit dans le luxe et les plaisirs pour oublier la terrible maladie qui menace ses jours sied parfaitement au seul couturier Maître d’Art, qui habille les plus grandes héroïnes de notre temps.

Le Capitole est cet espace, autrefois modeste, salle qui dépendait de l’Auberge du Logis de l’Écu, tout près de la Maison de la Ville. L’endroit, nommé Comédie, n’était pas aménagé et pour chaque représentation, on montait des tréteaux. C’est seulement en 1671 que la scène fut installée de façon permanente et que furent construites des loges pour les Capitouls (élus du capitoulat, conseil municipal qui dirigea cette ville). Continuer la lecture de FRANCK SORBIER AU CAPITOLE