LE « SOT » D’HERMÈS

« Cela sera au Grand Palais, noblesse oblige, » me dit la baronne de la Cystite Raynal, « qu’Hermès fait le grand saut en balayant tous les obstacles ». Mais, tous les sots sont périlleux. « Nous nous étalons sur des étalons » me dit la baronne toute émoustillée de venir dans l’antre de l’ancien palais de l’industrie tout en rêvant de pouvoir monter son « Ex-machina ». Hermès tente de reconquérir sa clientèle d’autrefois. Probablement qu’un opportun ou un érudit de bimbo-land en interne a suggéré au président, dans un Axel tournoyant, que la rue du Faubourg St-Honoré s’était transformée en annexe de la maison de la Chine à Paris.

Cela se déroulera sur la planète, non pas Mars, mais en mars sur la planète Hermès, que le grand jumping des moitiés de mondaines vont avoir le pied à l’étrier, un licol de la marque autour du cou et le mort entre les dents. Voici la bonne société parisienne du 16ème, mais « siècle » qui se présente pour se faire étrier sur la carrière du centre de Paris.

Un tapis de « sciure de mouches » pour un événement d’un microcosme que nous rencontrons aussi au premier rang des shows de Haute Couture, une belle brochette de bombes. Mais celles-ci sont à mettre sur la tête. Un jumping qui se finira par un bouchonnage exhaustif des participantes, les Vuittonnesses viennent pour cela aussi, confondant le pansage par le bandage, mais leur cécité, finalement, n’est qu’un point de vue.

Anonymode

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LA MODE A LA BOTTE DES MONDAINES

La téléréalité fera naître pléthore de starlettes en mal de gloire et après avoir enfermé des anonymes dans des maisons et suivi des familles au quotidien, les chaînes aux États-Unis ont présenté en 2003 un concept d’un nouveau genre : “The Simple Life” ou comment deux “filles de « richissimes » et superficielles familles de Los Angeles vont vivre la vie de madame tout le monde à la ferme. Paris Hilton, héritière d’une chaîne d’hôtels et Nicole Richie, fille du chanteur Lionel Richie, privées de mobile, en robes de créateurs, sacs de luxe, bronzage et brushing impeccable se traînent dans la boue ravissante de ridicule et de stupidité, ce qui a fait le ravissement des téléspectateurs.

On le sait désormais. La mode aime la possibilité de renaître tels le phœnix de ses cendres. A la seule différence, c’est que ces bimbos ne représentent pas la mode. Malgré quelques millions de followers au compteur sur leur Instagram respectif, Paris Hilton, femme d’affaires aguerrie, peine désormais à s’imposer comme icône branchée. Plus souvent moquée qu’admirée, la filiforme blonde fait pâle figure à côté du clan Kardashian-Jenner qui accumule des looks « streetwear » minimalistes et dollars. Mais, c’est surtout la mère Karda, en chef de bande, qui a su faire cracher au bassinet les marques de mode. Continuer la lecture de LA MODE A LA BOTTE DES MONDAINES

RETOUR DE LA PANTHÈRE

La montre Panthère de Cartier lancée en 1983 et interrompue en 1996 aurait pu être oubliée dans les tiroirs du temps. Pourtant, Cartier a décidé de nouveau de miser sur elle et de la relancer en 2017. Le désir du PDG, Cyrille Vigneron, est de recentrer l’offre horlogère de la marque sur la clientèle féminine, mais, l’ancien de Vuitton, avec son intuition légendaire, le pousse également à penser que cette montre correspond parfaitement à notre époque. Élémentaire, mon cher Watson, car ce dernier, en effet, demande à Richmont 25 millions de dollars pour avoir utilisé une de ses photographies sans sa permission dans une publicité de Cartier. Un Watson qui veut s’approprier la « panthirreux » me dit la Baronne, c’est comme un Géricault, un peintre français dont la trompette était le violon d’Ingres.

La montre Panthère, lancée en 1983, a rencontré un succès immédiat avec plus de 600 000 montres vendues. Ce succès provient d’un postula de base où on trouve tous les codes de Cartier : les chiffres romains sur le cadran, les aiguilles en forme de glaive, la couronne octogonale sertie d’un cabochon et le bracelet bijou rappelant que Cartier est avant tout un joaillier. Continuer la lecture de RETOUR DE LA PANTHÈRE

JULIEN FOURNIÉ ARISTO-FEMME

Voyager… Cela fait travailler l’imagination et c’est un voyage dans le pays de la Haute Couture, un périple imaginaire à la portée de tout le monde, car tous les humains y ont capacité,  il vous suffit d’ouvrir les yeux et de vous laisser porter par ce créateur qui est vraisemblablement le plus fastueux de sa génération. A l’Oratoire du Louvre, la Baronne de la Cystite Raynal se « presse » aux abords de ce temple parisien du calvinisme. Il est vrai que l’on rentre dans l’univers de Julien comme on rentre en religion et le lieu s’y prête particulièrement. Le « Front Raw », c’est celui de la mode, bourré à craquer de tous ces méconnus du grand public qui font mauvaise fortune bon cœur. Ils ne parlent que de leurs problèmes d’argent, chacun pour soi et la terre pour tous. Quant à la mode, elle est l’accessoire qui leurs permet de briller de milles « Voeux ». Continuer la lecture de JULIEN FOURNIÉ ARISTO-FEMME

HYUN MI NIELSEN

Alors que les femmes présentes étaient, neurones au chômage technique, plus catins que satins très entendues et peu attendues, Hyun Mi Nielsen voulait se démarquer des choses induites des réflexes de la mode. Considérant que le passé nous amène à envisager l’avenir, le créateur fait le point sur les déchets de notre société et son recyclage va au-delà. C’est avec légèreté qu’elle donne à cette profession une nouvelle vision sur l’environnement : « Maître » à profit de nouvelles techniques de récupération pour sa collection. Voilà un objectif bien honorable.

« Il ne s’agit pas seulement de recycler en couture, c’est aussi la vision d’une nouvelle vie qui s’offre à nous. Il y a de la beauté dans tout ! Il s’agit de tout regarder avec un œil neuf : « Le génie, c’est l’enfance retrouvée en abondance ». Quand vous marchez dans la vie, votre histoire est le prolongement de l’expérience que vous rencontrez des odeurs, des pensées, mais aussi des humains de contrefaçon !  » Continuer la lecture de HYUN MI NIELSEN

LES SICAIRES DE LA MODE FRANÇAISE

Des photographes de mode légendaires, Bruce Weber et Mario Testino, ont été accusés par plusieurs mannequins de harcèlement sexuel. Le designer Alexander Wang vient de rejoindre Tommy Hilfiger, Proenza Schouler, Rodarte, Altuzarra et Thom Browne qui abandonnent la Fashion Week de New York, dont Tom Ford a ouvertement reconnu l’inutilité. Les créateurs de la Fashion Week de NY, adorateurs d’argent qui frustrent les gens de mérite, sont hors d’état de représenter et de parler de moralité, et ne peuvent donc plus représenter la profession.

En France, la plupart de la population française est déconnectée de la mode. La Fashion Week est devenue un sport de « télé-broadcasteurs » d’images à gogo. Jeudi soir, la Haute Couture n’a jamais semblé plus ridicule, plus déconnectée, plus hors de propos. C’est le râle de la mort que l’on entend, car les préoccupations sont plus commerciales que culturelles. Nous achetons plus par addiction et pression publicitaire que par émotion et plaisir pur. Nous ne croyons plus à la magie du vêtement ou à la satisfaction qu’un sac peu offrir. La cliente achète pour assouvir un manque, très bien recréé par les marques. Continuer la lecture de LES SICAIRES DE LA MODE FRANÇAISE