LE DA VINCI GODE BY VUITTON

La baronne demande à Jeff Koons si la plus grande joie pour un peintre, c’est d’exposer la première fois ses toiles. Non, lui repondit Jeff, c’est plutôt la première fois qu’on vous en vole une.

Que les couples d’épiciers enrichis se préparent à acheter un sac Vuitton à Monsieur Arnault pensant acheter un peu d’histoire de France.

La femme charcutière de son état présentera la figurine comme une de ses ancêtres la Mona Lisa. Effet, papillon oblige, dans quelques mois les égéries de la télé réalité diront que le Da Vinci de Vuitton est le nouveau créateur de la marque.

Ce qui est vraiment intéressant, dans toutes ces histoires c’est que ces œuvres sont désormais libres de droit, car elles sont passées dans le domaine public. Cela signifie que vous pouvez désormais les utiliser comme vous le voulez. C’est donc très intéressant pour Vuitton, et très intéressant pour Koons qui ne s’est pas foulé. Lire la suite

LA VISION KERING

Francesca Bellettini, la directrice générale de Saint Laurent a redressé les revenus de la marque au-delà d’un milliard d’euros, affichant une croissance de plus de 20% pour la sixième année consécutive.

Cette croissance exponentielle a transformé Saint Laurent en locomotive de la société mère Kering. Pourtant la marque ne représente qu’un tiers du groupe Gucci. Maintenant, la cible sera d’atteindre les trois milliards d’euros, une cible à portée de la main.

Parmi les plans pour 2017, il y a d’abord le réseau de magasins de Saint Laurent qui est en pleine croissance, y compris l’ouverture de ce mois-ci d’un deuxième magasin à Tokyo, puis l’ouverture d’un atelier de chaussures dédié, une refonte du site de commerce électronique et trouver une nouvelle voie pour la communication numérique. Lire la suite

L’ELBAZ DES PLAIES DE LA CRÉATION

Arrête-toi, cesse de fuir, il n’y a pas que le passé et ses fantômes, mais aussi des opportunités à saisir, la seule chose qui tombe vraiment du ciel c’est la pluie. Pour panser ses plaies, Alber Elbaz crache dans la soupe sur la mode lors d’une conférence qui s’est tenue à Oman, mettant en cause le chaos, les peurs excessives, les pressions et, d’une manière générale, l’insatisfaction qui y règnent.

Son renvoi brutal en 2015 a surpris la fashion sphère, mais le créateur a-t-il réellement pansé ses plaies ? Ayant exposé ses projets parfois à des investisseurs, si l’on en croit les rumeurs du secteur, il semble que cette rupture annonce un mal-être de l’ensemble des créateurs, a qui l’on demande de travailler plus sur des tableurs Excel, que de dessiner sur leur carnet papier Velin.

Pendant la conférence, le créateur a réagi à la multiplication exponentielle des collections imaginées par les grandes griffes afin de faire les gros titres des journaux et des média sociaux.

« Chaque fois que je parle avec la famille de la mode, je n’entends que des plaintes » ( Trop de défilés, trop de collections.) Lire la suite

YAMAMOTO ALLO MOTO

Sous les giboulées de mars en sortant de sa limousine, la Comtesse a su, tout de suite, qu’elle y était, car les groupies du créateur, toutes de noir vêtues, bloquaient l’entrée. Une tâche blanche de la dame arrivée venait rompre la monotonie de la couleur préférée de Soulage. Bienvenue dans le monde de Yamamoto l’empereur de la sculpture textile.

La baronne Coeurdevache dans ce noir ambiant où même l’ombre peut disparaître ne vit pas son siège et trébucha avant le départ du show. Il commence : des morceaux de tissu enroulent les corps, comme s’ils étaient collés, une résurgence des kimono japonais pour le couturier le plus parisien du Japon. Nous montre-t-il l’orientation future de la mode ? Un style téléphoné ‘Allo Moto’ Lire la suite

Y-A-T-IL UN COUTURIER POUR SAUVER LA REINE ?

Avec 65 ans de règne, et un festival de couleurs, et de tenues toujours plus improbables, ses tenues sont visibles depuis l’autre bout du Commonwealth et ses chapeaux fleuris haut en couleurs à gogo continuent à impressionner le Kilimanjaro. Y-a-t-il, enfin, un couturier pour sauver la Reine ?

La Comtesse Mortdefroy, qui la connait personnellement, pour lui emprunter de temps à autre un pull des « over », pose son regard sur son dressing qui vaut le ‘décours’ de la lune me confie-t-elle.

Il est vrai que les années 70 et 80 ont été pour ainsi dire «expérimentales» dans la mode ! Les créateurs de l’époque ont effectivement tenté de créer une « New Wave » qui a fini par faire un tsunami vestimentaire, en sortant des innovations telles que le jogging fluo, le costard en laine, ou encore le pantalon rayé à carreaux. La reine a suivi le mouvement en faisant fi de toutes remarques. Lire la suite

VIVIENNE A L’WEST

Vivienne Westwood a déclaré que son sex boy, mais néanmoins époux, Andreas Kronthaler : «Est le plus grand designer du monde». Sorti de son ombre, le flamboyant Andreas, de trente ans son ainé, mais dit à la presse vingt cinq seulement, nous livre donc à Paris sa vision des vieux vêtements britanniques qui n’atteindront jamais la France : Brexit oblige mais pour la circonstance ‘Break Seat’ dans le temple de la mode.

Vivianne Westwood, la plus déjantée des anglaises, défile avec ses modèles pour la seule satisfaction de son époux qui lui fabrique ses vêtements ultra larges, non pas par goût mais pour oublier : il faut bien manger tout de même ! Lire la suite

PIOMBINI CHEZ BALMAIN

Un nouveau directeur général chez Balmain, Massimo Piombini succède à Emmanuel Diemoz, écrivant le prochain chapitre du développement et ainsi devenir le nouveau leader mondial des produits de luxe pour ses nouveaux propriétaires Qataris.

Massimo était déjà membre du conseil d’administration, et auparavant, directeur commercial monde de Valentino, qui, comme Balmain, appartient à un fond d’investissement du Qatar. « Avec le support financier du Qatar, Balmain, qui ne compte aujourd’hui que huit boutiques dans le monde, dont une à New York depuis avril, espère donc suivre la même trajectoire que Valentino, grâce à son expansion au Moyen-Orient et aux Etats-Unis ». Lire la suite