NOBUYOSHI ARAKI X SAINT LAURENT

A quelques jours de sa fermeture définitive, prévue le 20 décembre prochain, Colette accueille la maison Saint Laurent au premier étage de son concept-store situé au 213 rue Saint-Honoré. Un symbole puisque c’est Saint Laurent qui devrait reprendre la boutique après sa fermeture définitive.

Une exposition d’art et de photographies composée d’une sélection d’oeuvres du célèbre artiste japonais Nobuyoshi Araki.

En exclusivité pour Saint Laurent et Anthony Vaccarello, l’artiste a immortalisé Anja Rubik pour réaliser des pièces uniques mixant les techniques de la photographie et de la peinture. Baptisée « Saint Laurent Shiki-in » (la soif de la couleur), cette série associe des éléments de l’univers Saint Laurent aux thèmes traditionnels de l’oeuvre d’Araki, aujourd’hui figure incontournable de la culture mondiale moderne. Lire la suite

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LUXE LA VOIX DE SON AÎTRE

La prochaine révolution informatique dans la mode et le luxe sera la biométrie et la commande vocale, une voix qui ne viendra pas d’Outre-Tombe mais des géants du secteur de la « Siri Conne Valet « . Un assistant personnel pour faire du shopping ou pour vivre avec vous et vous conseiller, cela a du sens dans les sociétés où les gens vivent de plus en plus seul. De plus, avec l’arrivée de la voiture autonome, on vous fera croire que toutes les couches de la société auront à terme un chauffeur et un majordome.

C’est Monoprix et Sephora qui commenceront à déployer une application avec Google Home. Quant à Jeff Bezos, le patron d’Amazon, il prépare le lancement de son propre assistant vocal. Après le commerce en ligne et le commerce sur téléphone portable, voici le commerce conversationnel. De quoi vous faire attraper la maladie de ce siècle ; la « fièvre acheteuse ». Lire la suite

LA CULMIFÈRE DE LA MODE

C’était hier le Festival International de la Photographie Culinaire, une manifestation culturelle réunissant deux univers : la nourriture et la photographie artistique. Le beau et le bon parrainés par le grand chef Christian Le Squer, ainsi que le grand couturier et Maître d’Art Franck Sorbier. C’était à la bibliothèque François Mitterrand là où vous pouvez lire les livres les yeux fermés.

Nous sommes montés au 18e étage dans une salle où la scénographie était plus que minimaliste, on pourrait même dire inexistante. Par contre, la qualité des photos posées sur de simples chevalets compensait largement le manque de fioritures. La gagnante, une jeune coréenne, fut récompensée pour une robe créée avec des courgettes et l’autre avec de la ciboulette.

Après les discours usuels dans ce type de manifestation, le seul, qui ressortait du lot, était celui de Franck Sorbier, qui, comme à son habitude, n’avait pas ménagé sa peine. L’art culinaire est comme la haute couture, une véritable science, qui demande patience, justesse et abnégation. C’est aussi une science du jugement et du bon sens. Comme la haute couture et les amours, les aliments les plus amers sont souvent les préférés et, parfois, se transforment en alicaments. Ils oscillent entre le salé et le sucré, une  passion du moment qui devient instantanée et féerique. Lire la suite

MODE ADDICTION AUX MEDIA

Les dommages ipsilatéraux des Facebook, Instagram, Twitter ou Snapchat, suscitent de plus en plus d’inquiétudes car ils rendent leurs utilisateurs accros et accaparent l’attention par des stimulations répétées de frustrations qui pourraient remplir le tonneau des Danaïdes. Les « fake news » ou fausses informations, dont nous commençons seulement à découvrir la profondeur vertigineuse, sont anxiogènes. La « sili-conne valet » construit des produits pour créer des habitudes. Décryptage de comment ces outils addictifs ont les mêmes effets qu’une drogue qui peut rendre fou. Les gens de la mode n’ont plus aucun recul sur leur propre métier, car ils sont pris de vitesse par la masse d’informations, et celles-ci coulent d’un Calame troué qui était prévu pour jouer à l’origine du pipeau. Lire la suite

ARTÉ MISE SUR COURRÈGES

Le groupe de François Pinault est sur le point d’ajouter une marque à son arc. Le deuxième personnage du luxe de la France serait en train de prendre le contrôle de la maison du palois de la couture. François-Henri Pinault, Président du groupe de la bourse « ou la vie », qui vend aux riches pour donner aux éclairés, s’est vu être pris à partie par Coqueline Courrèges lors de la conférence « Vogue Fashion Festival » : « Je n’aime pas ce que vous avez fait de Balenciaga, c’est grossier, et je n’aime pas l’idée de ce que vous pourriez faire de Courrèges ! » Lire la suite

HERMÈS TWILLY LIGHT ZONE

Un flacon, chapeau melon et botte de cuistre, une cravate autour d’une monstruosité de Dame-Jeanne cubique, standardisé à la BSN comme un design de flacon glucose d’autrefois. Un stock en reste vendu au prix du calcul de marge marketing maximum. Un lien pour un rien de soie noué autour du cou ou à la main, c’est selon que l’on veuille se prendre pour une chienne ou pour une jeune fille bulgare qui fréquente les parkings des autoroutes.

Une sorte de thanatos Twilly, après l’étrier en verre, Hermès lance le parfum des filles d’apérocubes. L’impertinence du gingembre pour une sexualité mordante, une tubéreuse de santal pour habituer ces jeunes filles aux champignons blennorragiques de leurs boy Friends, qui eux, ne se parfument même pas au savon. Une eau épicée et coïtal, de quoi exciter la Duchesse von Flaten-Suspect, « pet à son âme ». C’est en pensant aux filles des jeunes femmes de 60 ans, qui déambulent sur le faubourg, lèvres gonflées au « paradoxe », que le sellier de la rue du seulement « Faux Bourg » lance un parfum, en regardant juste vivre les donzelles de la maison. Lire la suite

REMANIEMENT SINISTERIEL

La Chambre Syndicale, appelée plus communément « Hope so Late », que la baronne de la Cystite Raynale a bien connu du temps des sœurs Callot, quand Pierre Bergé était encore un dandy parisien qui travaillait à gagner le buffet campagnard gratuit du Bazar de l’Hôtel de Ville, a procédé à un remaniement « sinistériel » et, comme à son habitude, jugeant les créateurs en aveugle et écoutant la profession avec l’oreille gauche de Van Gogh a pris la décision de rentrer comme invités : le créateur Christophe Josse et le marocain Nourredine Amir pour les présentations de janvier.

Christophe Josse n’est pas le journaliste sportif que tout le monde connait, mais le couturier surnommé l’homme « à régner », des nervures comme une ossature, et des plissés arachnéens. Il tisse sa toile dans la couture. Ce dernier a suivi des études d’histoire de l’art et intègre le studio de la maison de couture Torrente qu’il quittera après une collaboration de près de quinze années pour présenter sa première collection de couture l’année suivante. Lire la suite