SOUPE PAULA KNORR

Née de la relation d’une soupe « Knorr » et d’une maladie vénérienne, je meurs d’une mort lente et froide à force de ne pas voir de poésie. J’attendais une mélodie mais non pas une maladie. Cette couturière est aussi inutile qu’une chaude pisse dont on peut se débarrasser beaucoup plus facilement. Qu’elle s’excuse auprès des 400 000 arbustes que l’on a dû couper pour cette collection, pour au final, sortir une élucubration que rien ne peut excuser de détruire la planète.

Un crayon sans mine qui lui tient lieu d’imagination et qui nous emprisonne en nous faisant croire que la liberté, cette rengaine pompeuse de la civilisation, peut tout se permettre. Continuer la lecture de SOUPE PAULA KNORR

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LE « SOT » D’HERMÈS

« Cela sera au Grand Palais, noblesse oblige, » me dit la baronne de la Cystite Raynal, « qu’Hermès fait le grand saut en balayant tous les obstacles ». Mais, tous les sots sont périlleux. « Nous nous étalons sur des étalons » me dit la baronne toute émoustillée de venir dans l’antre de l’ancien palais de l’industrie tout en rêvant de pouvoir monter son « Ex-machina ». Hermès tente de reconquérir sa clientèle d’autrefois. Probablement qu’un opportun ou un érudit de bimbo-land en interne a suggéré au président, dans un Axel tournoyant, que la rue du Faubourg St-Honoré s’était transformée en annexe de la maison de la Chine à Paris.

Cela se déroulera sur la planète, non pas Mars, mais en mars sur la planète Hermès, que le grand jumping des moitiés de mondaines vont avoir le pied à l’étrier, un licol de la marque autour du cou et le mort entre les dents. Voici la bonne société parisienne du 16ème, mais « siècle » qui se présente pour se faire étrier sur la carrière du centre de Paris.

Un tapis de « sciure de mouches » pour un événement d’un microcosme que nous rencontrons aussi au premier rang des shows de Haute Couture, une belle brochette de bombes. Mais celles-ci sont à mettre sur la tête. Un jumping qui se finira par un bouchonnage exhaustif des participantes, les Vuittonnesses viennent pour cela aussi, confondant le pansage par le bandage, mais leur cécité, finalement, n’est qu’un point de vue.

Anonymode

LA MODE A LA BOTTE DES MONDAINES

La téléréalité fera naître pléthore de starlettes en mal de gloire et après avoir enfermé des anonymes dans des maisons et suivi des familles au quotidien, les chaînes aux États-Unis ont présenté en 2003 un concept d’un nouveau genre : “The Simple Life” ou comment deux “filles de « richissimes » et superficielles familles de Los Angeles vont vivre la vie de madame tout le monde à la ferme. Paris Hilton, héritière d’une chaîne d’hôtels et Nicole Richie, fille du chanteur Lionel Richie, privées de mobile, en robes de créateurs, sacs de luxe, bronzage et brushing impeccable se traînent dans la boue ravissante de ridicule et de stupidité, ce qui a fait le ravissement des téléspectateurs.

On le sait désormais. La mode aime la possibilité de renaître tels le phœnix de ses cendres. A la seule différence, c’est que ces bimbos ne représentent pas la mode. Malgré quelques millions de followers au compteur sur leur Instagram respectif, Paris Hilton, femme d’affaires aguerrie, peine désormais à s’imposer comme icône branchée. Plus souvent moquée qu’admirée, la filiforme blonde fait pâle figure à côté du clan Kardashian-Jenner qui accumule des looks « streetwear » minimalistes et dollars. Mais, c’est surtout la mère Karda, en chef de bande, qui a su faire cracher au bassinet les marques de mode. Continuer la lecture de LA MODE A LA BOTTE DES MONDAINES

LA PIPE DE KARL

Le 6 décembre dernier à Hambourg, plusieurs mannequins masculins, dont « Giaco Bite in », ont défilé en arborant de longues pipes courbées issues des collections de la boutique « La Pipe ».

Sous l’impulsion de Karl Lagerfeld, la Maison Chanel a contacté la petite boutique de Saint-Claude pour dégoter un modèle classique. La grande Gaby aurait été d’accord. La pipe pour un allemand, elle s’y connaissait. Les pipes très modernes et très « presses » épurées choisies par le Kaiser font son bonheur. La pipe est devenue un objet tendance pour certains jeunes, tout un programme. « Arrchhh » dit Karl, je me fous du politiquement correcte ! Les poufs de la Haute ne me feront pas de « reproche » de remettre la pipe à l’honneur. « La pipe, » me dit la Baronne de la Cystite Raynal, « pourquoi pas ? Je suis pour l’égalité des sexes et je prendrai moi-même les mesures ».

Une bouffarde pour la mode, pour un écran de fumé afin de cacher la misère de la création des accessoires. Après la fusée qui fume, voilà la pipe à Papa, un retour aux sources pour le Kaiser. Quand Magritte peignait une pipe en inscrivant : « Ceci n’est pas une pipe. » A contrario, Karl Lagerfeld nous montre une pipe et nous dit : « ceci est une pipe ». Continuer la lecture de LA PIPE DE KARL

RETOUR DE LA PANTHÈRE

La montre Panthère de Cartier lancée en 1983 et interrompue en 1996 aurait pu être oubliée dans les tiroirs du temps. Pourtant, Cartier a décidé de nouveau de miser sur elle et de la relancer en 2017. Le désir du PDG, Cyrille Vigneron, est de recentrer l’offre horlogère de la marque sur la clientèle féminine, mais, l’ancien de Vuitton, avec son intuition légendaire, le pousse également à penser que cette montre correspond parfaitement à notre époque. Élémentaire, mon cher Watson, car ce dernier, en effet, demande à Richmont 25 millions de dollars pour avoir utilisé une de ses photographies sans sa permission dans une publicité de Cartier. Un Watson qui veut s’approprier la « panthirreux » me dit la Baronne, c’est comme un Géricault, un peintre français dont la trompette était le violon d’Ingres.

La montre Panthère, lancée en 1983, a rencontré un succès immédiat avec plus de 600 000 montres vendues. Ce succès provient d’un postula de base où on trouve tous les codes de Cartier : les chiffres romains sur le cadran, les aiguilles en forme de glaive, la couronne octogonale sertie d’un cabochon et le bracelet bijou rappelant que Cartier est avant tout un joaillier. Continuer la lecture de RETOUR DE LA PANTHÈRE

LANVIN LA DAME DE RANCUNE

Et c’est repartie : la bouffonnerie de Madame « Show Bang », patronne de Jeanne Bovin, après avoir versé au designer Alber Elbaz, suite à un arrangement trouvé hors tribunaux, 10 millions d’euros, risque fort d’ajouter à la pression qui pèse sur les finances de la marque de la « si burlesque », Madame Show.

La « dame Jeanne », en grande difficulté, est courtisée par les géants du secteur, LVMH et Kering pour ne pas les nommer. Ils ont exprimé leur intérêt pour faire une offre sur la Maison. Toutefois, le leitmotiv de madame est : « mieux vaut penser le changement que changer de pansement ». C’est une vision plus tragique que stratégique. En fait, c’est le fond Mayhoola qui paraît être la « proposition la plus sérieuse » bien qu’aucun accord n’ait encore été signé. Les ventes de Lanvin ont baissé de plus de moitié, ces trois dernières années, pour tomber à moins de 100 millions de chiffre d’affaires. La Maison de mode française peine à se réinventer malgré les efforts des deux designers successifs, dont l’excellente Bouchra Jarrar adoubée par Monsieur Didier Grumler, sa protégée. Continuer la lecture de LANVIN LA DAME DE RANCUNE