OPA DU LUXE SUR L’ART

Depuis toujours, mieux vaux racheter des marques plutôt que d’en lancer car, dans l’esprit des financiers, c’était la certitude de dégager des bénéfices à court terme. Les véhicules d’exploitation, d’autrefois, disparaissent peu à peu. Fini les intermédiaires, fabricants  fantômes ou « Ghost producers », ils ne produiront plus pour les grands groupes qui, d’ailleurs maintenant, construisent leurs propres usines, ainsi les marges s’accumulent, et depuis « la paix sociale » en France depuis plus de 20 ans va favoriser ce phénomène de ré-industrialisation.

L’OPA des marques sur le monde de l’art vient nous donner une vision des années à venir. Pourquoi ne pas se passer de créateur ? Nous en avons, depuis la nuit des temps, en sommeil (car morts de surcroît), qui ne feront pas chier avec leurs égos et leurs droits d’auteur. Lire la suite

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LAGERFELD ET LES CHAUSSURES D’ADOLF

Mardi dernier, Farel Williams, Karl Lagerfeld, et Justin Timberlake (pour le cas Timberland) ont brandi chez Collette un sac Chanel contenant des sneackers de 1.000 € conçus par « Favelle Williams » renommé pour la circonstance compte tenu qu’il est céphalo abstinent. Ces dernières ont été conçues en collaboration avec Chanel et Adidas Originals, une émanation de la firme allemande de sport d’Adolf Dassler, la marque aux « trois bandes », un rêve pour Karl ! Innove, une première à la connaissance des marketeurs du groupe que le nom de Chanel apparaît sur un produit fabriqué par une autre marque, mais chacun sait que Chanel ne fabrique que la mise en scène, et avec la reine de Paris « la Margot » des bobos à gogo, de quoi tomber sur une indécente de lit ce soir-là.

Rendez-vous 213 Rue Saint-Honoré, car il y a déjà 120 000 personnes qui se sont pré-enregistrées sur le site http://www.chanelatcolette.fr pour avoir la chance d’acheter l’une des 500 paires en vente au coût de production de 10$ pièce, assurant une marge considérable qui va faire grossir les cigares de deux frères Wertheimer. Lire la suite

NHU DUONG AU TEMPS D’OTTON

Cette couturière juge la beauté à peu près au même titre qu’un morpion tombé par hasard dans l’Olympe et serait juge de la beauté du cul d’une déesse. Elle crée avec la sérénité de ses animaux ruminants qui dans les yeux pacifiques semblent refléter l’immensité du néant haute couture. Elle a inventé le peut-être de la couture « je ne serai faire,  il m’est permis de penser que la mode…! » Locution abominable qui sont la petite vérole de tous les styles.

Dotée d’une main de Christ blennorragiques par sa naissance à Ho Chi Minh ville, mais pour la circonstance, qui s »écrit « Ho Chie Mine vil ». Un sorte de suppuration de pièces majeures des porteurs de courriers électroniques. La baronne de « La roche Mabille » me dit : « cent fois sur le fessier, remettez votre outrage ! »

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LA MASCARADE DU MASCARA

Elles se détestaient tant, qu’elles ont toujours pris grand soin de ne jamais se rencontrer. Pourtant, elles habitaient les mêmes quartiers à Manhattan, travaillaient l’une en face de l’autre, fréquentaient les mêmes lieux huppés de Paris, New-York ou Londres… Deux chefs qui mènent une guerre, mais la poudre n’est pas à canon mais à coups de mascaras, blushes pastels et rouges à lèvres. Elles se sont surveillées, espionnées pendant plus de soixante ans, en évitant toujours la confrontation, mais chacune avançant ses pions en fonction de la stratégie de l’autre. L’empire des sens et de la beauté étaient en jeu. Ces pionnières poursuivaient pourtant le même but : changer l’image de la femme dans un monde alors gouverné par des hommes.

Mais, leur rivalité les a galvanisées et leur a permis d’être plus fortes pour construire leur empire. Helena Rubinstein ne souffrait pas le partage. Elizabeth Arden, encore moins, un couple de femmes ennemies publiques, qui va créer les deux plus grandes sociétés de cosmétique au monde. Bienvenue dans la mascarade du mascara. La première était juive ; la seconde, anglicane ; l’une accumulait les œuvres d’art et ne jurait que par les couleurs vives, l’autre collectionnait les étalons et appréciait par-dessus tout les tons pastels. Lire la suite

LES PARANOÏAQUES DU LUXE

Il semblerai que le Seigneur des Arnault, principal actionnaire du Monde, ait décidé de retirer jusqu’à la fin de l’année les pages de publicité du géant du luxe prévues dans le journal, suite à l’article de « Palavasse les flots ». Et bien moi, je veux bien que l’on me donne la pub réservée au Monde et voilà ce que j’écrirais sur les « Paradise Papers ».

Le Seigneur n’a pas besoin de défiscaliser. Pourquoi aller dans des paradis perdus puisque qu’il vit déjà au paradis avec un million d’euros par minute ! J’ai des boîtes de cirage en pagaille pour venir cirer vos Berluti. Je sais même faire un effet miroir en crachant sur ladite poulaine, formation assurée par un passage d’un an au service militaire, lieu de non droit où à force d’être à la merci de sergents céphalo abstinents, nous apprenions à naviguer pensant que nous ne rencontrerions plus jamais de débiles de la sorte. Malheureusement, je peux vous l’assurer, j’en rencontre encore tous les jours. Lire la suite

LA VACHEKYRIE GUCCI

Gucci entame la saison de Noël en dévoilant sa sélection de produits de cadeaux qui seront largement soutenus par le numérique : des T-shirts aux chaussures en passant par des sacs à main, bijoux, vêtements pour enfants et même des articles en porcelaine. Cette sélection de produits est au cœur d’un nouveau livre d’art publié par la maison en collaboration avec l’artiste espagnol Ignasi Monreal. D’origine espagnole, je précise pour la baronne, l’artiste extrêmement jeune, il est pourtant déjà l’un des illustrateurs de mode et graphistes les plus en vue et le plus demandé au monde aujourd’hui.

Le peintre a conçu une série d’œuvres numériques incorporant des produits Gucci tout en développant un récit inspiré de l’histoire de la chute d’Icare. « Icare me fascine à cause de son histoire, qui pourrait être interprétée comme un mantra », a déclaré Monreal. Espérons que Gucci ne se brûle pas les ailes. Lire la suite

SON ALTESSE SÉNILISIME

J’avais un petit « tweaker » sur le dessin du porc que le couturier Karl Lagerfeld avait publié dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung qui ironisait sur le producteur américain Harvey Weinstein, qu’il renomme « Schweinstein » (littéralement cochon de pierre en allemand). Il est étrange car lorsque nous avions fait paraître dans le Carnet Parisien un article sur sa fusée le brocardant à notre tour, celui-ci nous a fait supprimer des listings de la présentation de mode suivante. « Aaarch l’humour » serait-il seulement dans un sens ?

Le dessin qu’il publie dans le journal allemand avec un jeu de mots suspect entre le porc et le producteur Américain nous a choqués car l’analogie avec les « SS » durant la dernière guerre, qui appelaient les juifs « Schwein », nous est apparues évidente. A l’époque, je l’avais relevé mais je n’avais pas pensé une minute que Karl Lagerfeld pouvait faire un erreur de la sorte. Lire la suite