BALMAIN HOMO SA PINCE

Prenez le sac bao bao de « Issey Miyake », puis une veste comme un sac matelassé « Chanel » pour en faire une hybridation issue d’un assemblage flashy de « Versace », ensuite, ajoutez un blouson à pointe de métal type « Paco Rabanne », mais pour la circonstance plus « Paco-cheap » que « Paco-chic », et, pour finir, saupoudrez le tout d’une pâle copie de Nicolas Ghesquière et de Léonard femme pour faire une collection quarteron « Sang pour Sang » collection des autres.

Au final, un beau trench Burberry agrémenté d’un blouson de chez Off White, un pull en cotte de maille ressemblant plus à une serpillière iconoclaste. Toute une mode en stock des autres, le minet Roustaing de Balmain surnommé « deux semaines d’Esmod, cela suffit », nous montre une fois de plus son incapacité à créer par lui-même ses collections.

Pas étonnant qu’il soit adoubé par des « People » qui n’en connaissent pas plus que lui, dont sa fan inconditionnelle : la « Karda-Chiante » et compagnie. Camus disait, « si tu habites avec un boiteux, tu boiteras bientôt toi-même ». Voilà qui est Balmain aujourd’hui : quelques croquis de l’enfer sur un trône splendide, le défilé des médiocres que le fromage de notre décadence a spontanément enfanté pour l’inexorable déconfiture du sens esthétique.

Pour seule arme, il pense porter une aiguille comme une épée, mais c’est un balai, que nous devinons, qui racle le ruisseau de la mode, et infatigablement, il balaie les écuries d’Augias de sa propre maison.

Anonymode

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