JULIEN FOURNIÉ ARISTO-FEMME

Voyager… Cela fait travailler l’imagination et c’est un voyage dans le pays de la Haute Couture, un périple imaginaire à la portée de tout le monde, car tous les humains y ont capacité,  il vous suffit d’ouvrir les yeux et de vous laisser porter par ce créateur qui est vraisemblablement le plus fastueux de sa génération. A l’Oratoire du Louvre, la Baronne de la Cystite Raynal se « presse » aux abords de ce temple parisien du calvinisme. Il est vrai que l’on rentre dans l’univers de Julien comme on rentre en religion et le lieu s’y prête particulièrement. Le « Front Raw », c’est celui de la mode, bourré à craquer de tous ces méconnus du grand public qui font mauvaise fortune bon cœur. Ils ne parlent que de leurs problèmes d’argent, chacun pour soi et la terre pour tous. Quant à la mode, elle est l’accessoire qui leurs permet de briller de milles « Voeux ».

Moi, par contre,  je suis toujours concentré dans ces moments car je connais l’enjeu : des milliers d’heures de travail pour une trentaine de minutes de présentation. Cela mérite une certaine tenue et, parfois, quelques mots bien sentis par des journaleux qui détruisent la construction de plusieurs mois de besogne éreintante, juste parce qu’ils n’ont pas su écouter le souffle magique de ce coutumier du beau . Mon père avait raison : « un grand pouvoir engendre toujours une grande responsabilité ».

Julien Fournié a cette faculté de désintéressement qui lui permet d’accéder à l’universel, démonstration de savoir-faire et de créativité Haute Couture, des silhouettes ayant nécessité des milliers d’heures d’élaboration. Les plus belles matières et broderies, mais aussi un soin tout particulier aux détails, jamais laissés au hasard. Le créateur remet sur le métier inlassablement son travail. Il trace et sculpte pour notre imaginaire, pour nous faire rêver, de l’Orient à l’Occident, de l’embouchure du Tage aux confins du Yang-tsé. La femme est son support. Sans relâche, il la cisèle, pour une final, obtenir une mariée ultra-féminine avec des seins. Enfin !  J’avais cru que la femme, à la vue des collections précédentes de ses confrères, avait perdu ce post-scriptum de féminité.

Ultra-féminine, justement, les modèles passent sur la musique de Craig Armstrong, mais c’est avant tout la clameur du succès qui remplit la nef. « J’ai envie de porter celle-ci » me dit ma voisine. L’envie est immédiate, une chute vertigineuse vers le désir, mais une chute sans dégât puisque qu’elle n’est que de « rein ». J’ai pensé que la vraie Haute Couture est dans l’intensité, non pas dans la durée, tant qu’on aime, qu’on crée, que l’on donne une émotion, on est immortel jusqu’au dernier jour.

Anonymode

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