LUXE, CALME ET TROMPERIE

marinopeter3Dans l’univers du luxe et de l’architecture, ­Marino fait figure de mutant. Comme la plupart de ses confrères architectes, il s’habille en noir de pied en cap. Mais quand eux revêtent une veste croisée et une chemise à col Mao, il enfile une panoplie moulante de cuir brillant, attache son cache-sexe à l’entrejambe, serre ses biceps tatoués entre des lanières, couvre ses mains de bagues à tête de mort et pose sur son crâne, à demi rasé façon ­Mohawk, la casquette cloutée du policier des Village People

La boutique SoHo de Louis Vuitton au 116 Greene Street à New York a été conçue par Peter Marino pour ressembler à une galerie d’art – concept qui n’avait pas encore été réalisé dans les magasins aux États-Unis – quand le magasin de Saint-Germain avait été inauguré en octobre 2017.

Le magasin original de SoHo, inauguré en 1998, a la particularité d’être le premier magasin de l’entreprise à vendre son prêt-à-porter. En 2011, Vuitton a intégré le bâtiment contigu qui abritait Mont Blanc et a fusionné les deux sites pour un magasin qui s’étend sur un peu plus de 10 000 mètres carrés. Le magasin de SoHo est resté ouvert tout au long de la rénovation, une fermeture de la moitié après l’autre. Le projet entier a pris une année.

Michael Burke, président de Louis Vuitton, voit Vuitton comme une maison qui vend plus de l’art et du design que des produits et en détournant l’attention fait oublier que la marque n’a plus rien à voire avec la maison que Henry Racamier avait initié.

«Nos clients viennent à nous non seulement pour trouver un sac, un accessoire ou un bagage – ils viennent à nous pour une vision, pour un rêve et pour la culture.» Il faudra m’expliquer comment une Nabila ou une Kardashian incultes viennent pour la culture de la marque !

C’est un voyage d’initiation dans un lieu confidentiel et surtout à Los Angeles (LA confidential) Auparavant, les produits de Louis Vuitton étaient présentés dans des boîtes ou des armoires en bois. Maintenant, ils sont mis à la vente dans de la fibre de carbone super haute technologie : où comment l’emballage et la PLV vont coûter plus cher que le produit lui-même. C’est déjà le cas pour la parfumerie.

Une galerie d’art pour les produits LVMH, après les magasins musées, les hôtels boutiques et les galeries d’art, attendons-nous à ce que la prochaine mutation du groupe sera des boutiques sur un transatlantique brandé LVMH pour un voyage Paris-New York dans le luxe, le calme et la volupté du luxe entre VRP (Very Rich People) only.

Anonymode

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